Foire aux idées
Une collections d’idées, farfelues ou non

 

Archives de la catégorie « 'Politique »

h1

Oh, joie!

2007-06-26 à 14 h 39

Je reviens de Toronto où, assez coïncidentalement, se tenait en fin de semaine le plus gros party de l’année (eh non, ce n’était pas la St-Jean, mais plutôt Pride). Peut-être m’étais-je moins promené dans le centre-ville la dernière fois, mais il m’a semblé qu’une multitude d’écrans géants s’était emparée des immeubles. Et qu’apprends-je dans les pages du Devoir ce matin? Que l’arrondissement Ville-Marie s’apprête à autoriser l’installation, sur le 1200, McGill, d’un écran électronique géant avec publicités, vidéos et messages qui défilent. Question de faire un peu plus d’argent sur le dos de l’environnement visuel.

Times Square

Pour ceux qui ne le savent pas, voici à quoi ressemble Times Square, à New York. Oui, ça met de la vie. D’une certaine façon. Ça met surtout de l’encombrement visuel et un certain stress au chapitre de l’attention. Ça en enlève à ce qui fait le charme de Montréal, une ville vibrante, où il se passe toujours quelque chose, sans tomber dans le clinquant. Sans avoir recours à des accessoires.

h1

Cyberguerre

2007-05-28 à 16 h 16

À la suite d’événements récents en Estonie, la revue Nature nous offre une analyse intéressante de la notion de Cyberguerre.

This is all part of a bigger picture in which Estonia and its neighbour Russia are locked in bitter dispute sparked by the Soviet legacy. But the situation could provoke a reappraisal of what cyber-warfare might mean for international relations.

In particular, could it ever constitute a genuine act of war? “Not a single NATO defence minister would define a cyber-attack as a clear military action at present,” says the Estonian defence minister Jaak Aaviksoo — but he seems to doubt whether things should remain that way, adding that “this matter needs to be resolved in the near future.”

Bien sûr, la notion de cyberterrosime est bien établi, mais il s’agit d’actions non-étatiques :

But most of the considerable attention given to cyber-attack by military and defence experts has so far focused on the threat posed by individual aggressors, from bored teenage hackers to politically motivated terrorists. This raises challenges of how to make the Web secure, but does not really pose new questions for international law.
The Estonia case may change that, even if (as it seems) there was no official Russian involvement. Military attacks often now focus on the use of armaments to disable communications infrastructure, and it is hard to see how cyber-attacks are any different.

Cela soulève également la question de la réponse « appropriée ». Une frappe militaire serait démesurée est probablement futile. Une stratégie cybermilitaire verra-t-elle le jour?

h1

Patriotisme

2007-05-18 à 11 h 16

Pour poursuivre dans la veine d’une analyse sans profondeur de la société québécois, je profite de cette fin de semaine de la Journée nationale des Patriotes pour saluer la mémoire des Patriotes, en particulier quatre chefs dont on n’entend rarement parler :

  • Wolfred Nelson, qui mena les patriotes de Saint-Denis à la victoire;
  • Robert Nelson, porte-parole pour le mouvement rebelle, arrêté après la bataille de Saint-Denis;
  • Edmund-Bailey O’Callaghan, éditeur du Montreal Vindicator, passé aux É.U. avec Papineau après qu’un mandat d’arrestation sut émis contre lui;
  • Thomas Storrow Brown, chef des Société des Fils de la Liberté et général lors de la Bataille de Saint-Charles.
h1

Distinctement (2)

2007-05-17 à 9 h 21

Comme François disait ne pas attendre de réponses à ses questions, je me suis dit que j’y répondrais (question de faire dans la contradiction). J’allais le faire dans les commentaires, mais comme ça menaçait de traîner en longueur, j’ai décidé d’en faire un billet.

L’hérédité y est-elle pour quelque chose?
Je ne crois pas; j’ai plus l’impression qu’il s’agit de quelque chose de culturel. Par exemple, je me souviens avoir lu une lettre au Devoir d’un franco-ontarien qui lui non plus ne voyait aucune différence entre Québécois et Ontariens. Ce pourrait être une conjonction de deux éléments : la culture française d’une part, qui a tendance à ce placer à l’écart des autres cultures, et la situation de minorité d’autre part. C’est une façon de résister à « l’envahisseur » que de se définir en opposition à celui-ci. Mais la situation minoritaire n’explique pas tout, puisque, comme le faisait remarqué mon collègue étudiant, les autochtones (du Québec, du moins) n’ont pas ce réflexe. Ce pourquoi je crois que la culture française y est pour quelque chose.

Peut-on avoir un projet de société sans unité?
Ça dépend comment on définit « unité ». À sa plus simple acception, j’imagine qu’il faut qu’il y a une unité derrière le projet, c’est-à-dire qu’on s’entende, en tant que société, sur ce projet (qui ne peut qu’être général). Par contre, chacun y va de son point de vue, de ses valeurs, de sa motivation. Si je peux me permettre une métaphore, on peut voir la société comme un arbre, ses membres comme des branches : chacun fait son chemin, mais la direction générale (le projet) est la même (vers le haut).

Cela explique-t-il le déchirement au sein du PQ?
Le PQ a vu le jour sous l’égide d’un chef fort et charismatique et a continué sous lui pendant plus de 15 ans. Après le départ de Lévesque, il a périclité un peu, mais comme le Québec se trouvait de facto en situation de bipartisme, le vote se polarisait, aidant le PQ a survivre. Parizeau a également beaucoup fait pour tenir le parti. Bouchard avait la verve et le charisme pour mener le parti, mais étant conservateur, il a beaucoup nuit à l’aspect social-démocrate, entraînant l’aliénation d’une partie de l’électorat (et des membres). Tant qu’il ne semblait pas y avoir de solution de rechange viable, les sociaux-démocrates souverainistes continuaient à appuyer le parti. Aux dernières élections, ce n’était plus le cas (Québec Solidaire et Parti vert) et Boisclair n’avait pas la pogne pour garder ses troupes.

Je ne sais pas si cette identité oppositionnelle peut avoir joué un rôle. Peut-être que plusieurs partisans étaient péquistes par défaut, par opposition aux conservateurs (qu’ils soient du parti libéral ou adéquistes) qui sont identifiés aux valeurs canadiennes.

Sommes-nous gouvernables?
Oui, il s’agit de savoir comment. Comme l’expliquait si bien Niccolò, une fois qu’on connaît ce qui motive la population et comment elle perçoit les choses, il devient beaucoup plus simple de la manipuler.

h1

Distinctement

2007-05-16 à 12 h 04

Il y a quelques années (en fait, quelques lustres), un collègue étudiant, qui se penchait sur les langues autochtones québécoises, faisait remarquer que nous autres les Québécois avons tendance à nous définir de façon négative. Pas dans le sens que nous avions une image négative de nous-mêmes, mais que notre identité tend à se composer de pas : nous ne sommes pas des anglos, pas des Américains, pas des Canadiens, pas des Français, pas des autochtones. (Cela explique peut-être l’utilisation de « nous autres ».) Bien que je crois que nous ayons tout de même une identité « positive », il semble y avoir une certaine vérité dans cette affirmation.

Une de mes collègues de travail est arrivée récemment de Kitchener (Ontario); elle a beaucoup de difficulté à voir que les Québécois sont différents des Ontariens. Pour elle, nous sommes tous pareils : nous cherchons à être heureux, avoir une famille, une bonne job, etc. Elle était très surprise lorsque je lui ai raconté qu’Isabelle avait un eu plus gros choc culturel lors de son séjour en Saskatchewan, que lorsqu’elle est partie vivre au Cameroun. Elle est également surprise que plusieurs personnes ici puissent distinguer un anglophone (surtout ontarien) d’un francophone avant même qu’il ouvre la bouche. La compagnie pour laquelle je travaille appartient à une compagnie ontarienne; nous devons souvent leur expliquer que ce qui fonctionne là-bas (en particulier lorsqu’il est question de marketing) ne fonctionne pas nécessairement ici, comme n’importe quelle agence de publicité faisant affaire à la grandeur du pays vous le dira.

C’est alors que je m’en suis rendu compte : tout cela à rapport avec la façon dont nous construisons notre identité. Je pourrais me tromper, mais j’ai la nette impression que les Ontariens (et peut-être les autres Canadiens) ont tendance à voir les similarités d’abord et avant tout (du moins, pour ce qui est du Canada). Nous, par contre, avons tendance à focusser sur les différences; les similarités ne sont pas importantes : dans notre esprit, c’est ce qui nous différencie qui compte (du moins, ici encore, entre francophones et anglophones).

h1

France v. U.S.

2007-05-7 à 10 h 41

À voir, ce succulent réquisitoire contre le Fance-bashing des politiciens américains, de la part de Bill Maher.

Via the observers hunch.

h1

Affiches

2007-03-20 à 13 h 11

Les rues sont truffées, ces jours-ci, comme c’est l’habitude en telle période, d’innombrables affiches électorales. Portant les bettes des candidats (comme s’il s’agissait d’autant d’agents immobiliers). Les libéraux n’y vont pas de main morte : par endroits, leurs affiches doivent faire 6 pieds de haut! Ça en dit long sur leur préoccupation pour l’environnement.

Dans tout ce fouillis, une seule formation se distinguait : les verts, avec une affiche simple : fond vert, texte blanc (« Je vote. »), quelques détails en plus petit. Efficace, facile et rapide à comprendre, différente.

Mais voilà qu’en fin de semaine, ils ont succombé : nouvelle série d’affiches, avec photo du candidat (dans ma circonscription, il se tient le menton comme un libéral). Toute une déception. (Ce n’est pas comme si une photo et une trâlée d’affiches banales vont attirer les indécis qui pourraient être tentés de voter vert.)

h1

Transparence

2007-01-26 à 12 h 04

En grand champion de la transparence, le gouvernement Harper (Canada’s New Government) a décider de faire des pressions et de placer des embargos sur les organes de presse qui le critique. En effet, à la suite du reportage de Zone Libre, Harper a fait annuler une série d’entrevues (dont plusieurs planifiées depuis longtemps) avec des journalistes de Radio-Canada.

Ce boycott, qui a duré de vendredi dernier 19 janvier au mercredi 24 janvier, lance le message à la presse qu’elle doit se tenir tranquille. Il a découlé directement d’un reportage critique de Radio-Canada sur la gestion des sables bitumineux par le gouvernement conservateur.
Source

Méchant beau message…