
Brièvement exhaustif
2005-03-1 à 10 h 20
Je viens de me rendre compte que mon dernier billet illustre bien une différence fondamentale qui existait entre feue ma fiancée et moi quant à la façon de présenter les choses et les argumentations.
Alors qu’elle prenait la peine de donner le plus de contexte possible avant d’arriver au noeud du problème, afin de s’assurer que l’interlocuteur sait d’où elle tire ses conclusions, j’ai plutôt tendance à faire l’inverse. En effet, il est facile de constater que j’aime présenter les conclusions et ensuite les étayer. Sa méthode a l’avantage de bien cerner le propos, si le désavantage d’être quelquefois un peu prolixe. La mienne par contre se veut brève, mais si le propos est le moindrement inusité ou excentrique, l’interlocuteur peut bloquer d’entrée de jeu et passer à autre chose.
Il est intéressant de constater que ces deux façons de présenter les choses trouvent écho dans nos formations universitaires réciproques. En journalisme, on apprend donner la conclusion avant d’élaborer (la « pyramide inversée » qu’on appelle — bien sûr, je simplifie), ce qui sert à attirer l’attention et à fournir d’entrée de jeu, un résumé au lecteur. Tandis qu’en science, il faut poser toutes les bases avant d’en arriver aux conclusions, question de s’assurer que les conclusions découlent naturellement des données et prédicats présentés. Ce qui est intéressant, c’est que c’est elle qui avait étudié en journalisme et moi en science…
Je viens de me rendre compte que mon dernier billet illustre bien une différence fondamentale qui existait entre feue ma fiancée et moi quant à la façon de présenter les choses et les argumentations.
Alors qu’elle prenait la peine de donner le plus de contexte possible avant d’arriver au noeud du problème, afin de s’assurer que l’interlocuteur sait d’où elle tire ses conclusions, j’ai plutôt tendance à faire l’inverse. En effet, il est facile de constater que j’aime présenter les conclusions et ensuite les étayer. Sa méthode a l’avantage de bien cerner le propos, si le désavantage d’être quelquefois un peu prolixe. La mienne par contre se veut brève, mais si le propos est le moindrement inusité ou excentrique, l’interlocuteur peut bloquer d’entrée de jeu et passer à autre chose.
Il est intéressant de constater que ces deux façons de présenter les choses trouvent écho dans nos formations universitaires réciproques. En journalisme, on apprend donner la conclusion avant d’élaborer (la « pyramide inversée » qu’on appelle — bien sûr, je simplifie), ce qui sert à attirer l’attention et à fournir d’entrée de jeu, un résumé au lecteur. Tandis qu’en science, il faut poser toutes les bases avant d’en arriver aux conclusions, question de s’assurer que les conclusions découlent naturellement des données et prédicats présentés. Ce qui est intéressant, c’est que c’est elle qui avait étudié en journalisme et moi en science…

