Foire aux idées
Une collections d’idées, farfelues ou non

 

Archives de la catégorie « 'General »

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Meme une question

2007-09-19 à 16 h 52

Un petit meme, d’une seule question : comment décririez-vous votre occupation/profession/emploi à un jeune enfant?

Il y en a des faciles, d’autres moins. Par exemple, les parents de mon neveu : lui travaille pour Purolator, elle est agent d’immigration. Pour lui, c’est simple : il est en quelque sorte facteur. Pour elle, c’est un peu plus compliqué : elle aide les bonnes personnes à entrer au pays et les mauvaises à rester dehors (ou quelque chose comme ça). Le fils d’un de mes amis aurait dit que ce que son père fait, c’est produire du papier brouillon.

La mienne est plutôt simple : je prend un texte en anglais et le réécris en français (ou l’inverse).

Et vous, comment expliqueriez-vous votre travail? Je tague donc Martin et Annelise (qui ont sûrement déjà eu à trouver une réponse), j’allais taguer François, mais c’est trop facile, Éliane, l’ex-Ambassadeur et Pascal.

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Certains avantages

2007-08-29 à 12 h 04

Hier, aux nouvelles, on faisait état de l’augmentation du prix du panier de provisions, qui n’allait pas cesser de si tôt. La principale cause évoquée était l’augmentation du prix du blé, pour diverses raisons (dont une faible production due à un été moche). Il en découle que le prix de tous les produits contenant du blé (et on ne parle pas ici que du pain) augmentera, ainsi que celui de ce qui mange du blé (le bœuf, par exemple).

Je dois avouer que, dans ma situation actuelle, je trouve ça un peu comique : ma compagne étant végétarienne et intolérante au gluten, ça ne devait pas changer grand’chose au coût de notre panier. Faut bien que les restrictions alimentaires aient leurs avantages!

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Ce que les baby-boomers ont fait pour nous

2007-08-24 à 12 h 30

L’autre jour, dans une lettre au Devoir à la défense des baby-boomers, M. Jean Chenay (né en 1950) demandais : « qui croyez-vous a payé pour vos études? Qui vous a ouvert les portes des cégeps et des universités? » Ce à quoi je dois répondre : « vos parents ». Il m’est difficile de croire qu’adolescente, sa génération ait pu être responsable de la création des cégeps et de la démocratisation des universités, découlant du Rapport parent (1963-64). D’ailleurs, M. Chenay se trouve à l’âge de la première mouture de cégépiens.

« Avant notre génération, il y avait Duplessis avec ses restrictions et interdictions (…) Ces barrières, nous les avons brisées. » Ces barrières ont en fait été brisées par les acteurs de la Révolution tranquille, la génération précédant celle des baby-boomers. Cette génération dont les enfants sont ce qu’il convient d’appeler la Génération X.

« Que vous ayez à débourser quelques sous pour nous aider à vieillir convenablement n’est que juste retour des choses. C’est ce que l’on appelle vivre en société. » Je dois faire remarquer que, la RRQ ayant été créée en 1965, les boomers sont encore ici redevables à la génération qu’il l’a précédée. Et que ces quelques sous sont et seront beaucoup plus nombreux que ceux que M. Chenay a pu déboursé.

Je n’ai pu m’empêcher, en voyant cette lettre, d’avoir l’impression de lire « J’ai profiter des toutes les avancées sociales du Québec, il est normale que je m’attende que vous payez pour. »

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De l’insulte

2007-07-6 à 21 h 58

Vous êtes-vous déjà demandé qui décide de ce qui constitue une insulte? Pour ne rester que sur le plan verbal, est-ce celui qui profère l’insulte, ou celui qui la reçoit?
Prenons deux exemples :

  1. On vous traite de « weirdo », appellation dont vous êtes fier; est-ce que, par seule vertu de l’intention de l’insulteur, cela devient une insulte?
  2. Vous voyez un manque de respect dans cette manie qu’ont les jeunes (et moins jeunes) de ne plus vouvoyer; un jeune homme que vous ne connaissez pas vous tutoie : cela vous est insultant, mais est-ce une insulte?

Dans le second cas, on pourrait dire que non, et qu’on peut y remédier facilement en informant l’interlocuteur de notre préférence (il s’agit plus d’une question d’ignorance). Dans le premier, par contre, on peut se sentir insulté par l’intention, peu importe le terme. Mais si on ne l’est pas, l’insulte peut se retourner contre l’insulteur, si on choisit de la prendre comme un compliment, ce qui devient insultant.

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Oh, joie!

2007-06-26 à 14 h 39

Je reviens de Toronto où, assez coïncidentalement, se tenait en fin de semaine le plus gros party de l’année (eh non, ce n’était pas la St-Jean, mais plutôt Pride). Peut-être m’étais-je moins promené dans le centre-ville la dernière fois, mais il m’a semblé qu’une multitude d’écrans géants s’était emparée des immeubles. Et qu’apprends-je dans les pages du Devoir ce matin? Que l’arrondissement Ville-Marie s’apprête à autoriser l’installation, sur le 1200, McGill, d’un écran électronique géant avec publicités, vidéos et messages qui défilent. Question de faire un peu plus d’argent sur le dos de l’environnement visuel.

Times Square

Pour ceux qui ne le savent pas, voici à quoi ressemble Times Square, à New York. Oui, ça met de la vie. D’une certaine façon. Ça met surtout de l’encombrement visuel et un certain stress au chapitre de l’attention. Ça en enlève à ce qui fait le charme de Montréal, une ville vibrante, où il se passe toujours quelque chose, sans tomber dans le clinquant. Sans avoir recours à des accessoires.

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Apologie de la lenteur

2007-06-20 à 12 h 53

Dans une vie antérieure, au service de mon gouvernement, il me souviens une discussion sur l’avantage qu’il y a parfois à devoir prendre plus de temps pour faire quelque chose. La source de cette discussion était, si je ne m’abuse, la question des causes de la défaillance du Mars Climate Orbiter qui, aux dires de certains à l’époque, tenait au fait que certaines données étaient métriques et d’autres impériales. Je me disais que, si les calculs avaient pris plus de temps, il y aurait peut-être eu quelqu’un pour découvrir le problème.

Lorsque tout se fait rapidement, il risque d’erreur n’augmente pas nécessairement, j’en conviens; même que c’est parfois le contraire. Mais une chose est sure : l’inspiration diminue. Il manque parfois de temps pour réellement se pencher sur ce que l’on fait. On fonctionne sur l’automatique. Bien sûr, on est plus productif, mais moins créatif. Voyez, par exemple, comment le montage d’un film crée l’ambiance de nos jours, comparativement à avant l’avènement du montage non linéaire (en plus du fait que les monteurs utilisent maintenant des versions vidéo du film, au lieu de la pellicule, enlevant du coup une certaine épaisseur).

Prenons, par exemple, la vaisselle (d’accord, je n’ai pas d’enfant); le gros problème avec la vaisselle, c’est l’attitude adoptée. Oui, c’est barbant, mais justement il s’agit d’une activité qui ne demande aucune réflexion, tout en faisant aller certains membres du corps dans une danse répétitive, sur fond d’eau. Quoi de mieux pour méditer (au lieu de faire le zombie devant une télévision souvent tout aussi barbante).

Une des principales leçons des cours de joaillerie que je suivais jadis était la patience. Parfois, ça prend du temps et ça ne sert absolument à rien de se presser – qu’à commettre des erreurs. Cette épreuve de patience renforce, d’une part, la concentration – lorsqu’il faut être méticuleux – et, d’autre part, donne le temps de penser à d’autres créations – lorsqu’on ne peut qu’attendre.

Prendre son temps permet également de voir plus, voire mieux. D’être attentif à ce qui nous entoure. En allant à New York en train au lieu de prendre l’avion, non seulement j’économisais drôlement, mais je me payais de plus une visite des paysages de la Nouvelle-Angleterre. Dans notre monde actuel, il serait peut-être bien de prendre exemple sur Hamilton voiture-de-course et réapprendre la valeur du temps.

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Première page

2007-06-18 à 14 h 45

J’ai décidé, après plus d’un an et demi, de revamper la page couverture de mon site. Elle est, bien sûr, encore en développement; elle demande d’ailleurs des interventions plus fréquente de ma part (c’est ma façon d’essayer de me pousser dans le cul un peu pour écrire plus souvent).

Autre nouvelle : mes photos de New York sont maintenant en ligne (ne reste qu’à les identifier…)

Dans un tout autre ordre d’idée, entendu hier, à la terasse de la Belle Province : « Le téléphone n’arrêtait pas de dérougir! »

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Informatique en commun

2007-06-12 à 15 h 08

Le gouvernement lancera un projet pilote visant à remplacer les ordinateurs de maison par des terminaux utilisant des applications en ligne.

Details are still fuzzy, but the basic idea is to replace PCs in tens or hundreds of households with simple access points, perhaps in TV-top boxes, and establish a system of central servers to do all the hard work. The aim is to do away with redundant computing power by delivering processing power and storage as a commodity from a central source, the same way that electricity is distributed by a national grid.

Selon le Green Shift Taskforce, l’ordinateur de maison moyen n’est utilisé qu’à 5 % de ses capacités. Il y a une évidente consommation inutile d’énergie. Le résultat, entre autres, d’années d’empilage d’obésiciels (bloatware).

Certaines initiatives de calcul intensif distribué, comme SETI@home avait d’ailleurs déjà puisé à cette ressource inutilisée. Le projet pilote britannique vise l’opposé : au lieu de tirer profit d’une ressource grossièrement sous-utilisée, ils cherchent à réduire la ressource à la base.

C’est un peu comme la différence entre le covoiturage et le transport en commun : le covoiturage tire parti du fait que la majorité des automobilistes sont seuls dans leur voiture pour y embarquer d’autres passagers. Le transport en commun vise plutôt la source : l’usager n’a pas besoin de voiture.

Via Nature

[Mise à jour, 13 juin] Pour d’autres commentaires, voir (anglais seulement) Nature Newsblog.