Foire aux idées
Une collections d’idées, farfelues ou non

 

Archives de 09/2007

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Bienvenue au monde de demain!

2007-09-25 à 18 h 57

Selon une expérience réalisée à bord de la navette Atlantis, les bactéries exposées à la micro-gravité deviennent plus mortelles :

that’s what an international team of researchers found when they looked at the bacterium Salmonella typhimurium grown aboard last year’s Atlantis mission: it came back more virulent than controls kept on Earth. Its trip into space made the pathogen three times more potent — the dose required to kill 50% of mice in a study population was a third that of controls.

Ceci ne pose pas vraiment de problème pour l’instant; peu d’humains se retrouvent en micro-gravité, et ceci, dans des conditions très contrôlées. Mais, comme le faisait remarquer un des chercheurs impliqués, lorsque des entreprises privées vont commencer à offrir des voyages en (basse) orbite, ça devrait devenir intéressant.

Via Nature

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Meme une question

2007-09-19 à 16 h 52

Un petit meme, d’une seule question : comment décririez-vous votre occupation/profession/emploi à un jeune enfant?

Il y en a des faciles, d’autres moins. Par exemple, les parents de mon neveu : lui travaille pour Purolator, elle est agent d’immigration. Pour lui, c’est simple : il est en quelque sorte facteur. Pour elle, c’est un peu plus compliqué : elle aide les bonnes personnes à entrer au pays et les mauvaises à rester dehors (ou quelque chose comme ça). Le fils d’un de mes amis aurait dit que ce que son père fait, c’est produire du papier brouillon.

La mienne est plutôt simple : je prend un texte en anglais et le réécris en français (ou l’inverse).

Et vous, comment expliqueriez-vous votre travail? Je tague donc Martin et Annelise (qui ont sûrement déjà eu à trouver une réponse), j’allais taguer François, mais c’est trop facile, Éliane, l’ex-Ambassadeur et Pascal.

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il y a des questions comme ça

2007-09-12 à 17 h 21

« Si on appelle un orange une orange, pourquoi on n’appelle pas une banane une jaune? ». Parce que la couleur tire son nom du fruit. Mais cela soulève une autre question : comment appelait-on cette couleur avant l’introduction des oranges en France? (Et c’est pas seulement en français, dans toutes les langues européenne que j’ai consulter, on a le même mot pour les deux!) Y avait-il même un nom particulier pour cette couleur? Ou était-ce vu comme une vairété de jaune? Après tout, on entend souvent « jaune-orange » (c’est d’ailleurs le nom de cette couleur en hongrois).

Comme je disais, il y a des questions comme ça…

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Encore des filtres

2007-09-10 à 19 h 02

J’ai parlé, l’an dernier, des filtres perceptuels, faisant la distinction entre filtres innés et acquis. Mon billet subséquent sur le crédit et la foi mettait l’accent sur un filtre intellectuel acquis. Mais qu’en est-il des filtres innés, d’où viennent-ils, que sont-ils réellement? Qu’est-ce qui fait que, contrairement à une personne sévèrement autiste, nous reconnaissons ce qui est du langage, et pouvons l’apprendre?

Certains de ces filtres font parti de notre humanité, sont inscrits dans le code génétique de notre espèce, semble-t-il pour des raisons d’avantage évolutif. Comme le fait que, instinctivement, nous reconnaissions un visage pour ce qu’il est : le visage et non une autre partie du corps. Les chiens, les chats, les animaux çà et là ont la même capacité innée.

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Ah, les possessifs!

2007-09-8 à 7 h 54

Ah, les possessifs (je parle grammaire, pas les gens possessifs); s’il y a une classe mal nommée, c’est bien celle-ci. Appeler ma, mon, mes des possessifs est quelque peu réducteur, étant donné qu’il ne s’agit là que d’un aspect parmi d’autres de leur utilisation. Lorsque je parle de « mon frère », je ne veux aucunement dire qu’il m’appartient. Une façon facile d’apercevoir les diverses utilisations de ces déterminants est de jeter un coup d’oeil au syntagme « ma photo ». Pris hors contexte, il m’est impossible de savoir vraiment s’il s’agit d’une photo de moi, de la photo que j’ai dans les mains (par opposition à celle que tient quelqu’un d’autre), de celle que je possède ou encore de celle que j’ai prise.

Qu’avons-nous donc ici : trois mots différents ou un seul avec trois sens (considérant que « celle que je tiens » est similaire à « celle que je possède »)? Lorsque tous les mots d’une série (ma, ton, sa, notre, etc.) se comportent d’une même manière, il y a fort à parier qu’il s’agit là de mots uniques et non d’homonymes. Mais avec combien de sens?

Voyons voir ce que nous avons devant nous :
1.    la photo de moi;
2.    la photo que je (dé)tiens;
3.    la photo que j’ai prise.

Dans le cas (3), je suis le créateur, l’origine de la photo; avec (2), j’en suis le possesseur; et, dans le premier cas, j’en suis le sujet. D’une certaine manière, on peut dire que, dans les cas (1) et (3), la photo vient de moi, que ce soit comme sujet ou origine. Quant à (2), bien que la photo ne vient ni ne va nulle part, elle est à moi, ce qui, ponctuellement, peut être vu comme la même chose. (D’ailleurs, ces trois cas de figure sont représentés, dans des langues flexionnelles comme l’allemand ou le latin, par le même cas : le génitif.) il y a dans ces trois cas la notion d’origine.

Qu’en est-il alors de mon frère? Il ne vient pas de moi (surtout que je suis le dernier de famille); mais il est frère par rapport à moi, en vertu de moi. Même chose pour ma meilleure amie : elle est « meilleure amie » par moi, en vertu de moi.

On pourrait dire que les possessifs représentent quelque chose comme « défini par rapport à X ». On peut dire mon mari sans pour autant impliqué de relation d’appartenance, mais plutôt pour signifier « pas n’importe quel mari, celui qui est défini par rapport à moi ».

D’accord, c’est un peu boiteux; mais c’est ce qui arrive lorsqu’on essaie de mettre en mot un sens. Les sens moins lexicaux sont souvent difficiles à cerner, à verbaliser autrement que par le mot lui-même.