Foire aux idées
Une collections d’idées, farfelues ou non

 

Archives de 05/2007

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Cyberguerre

2007-05-28 à 16 h 16

À la suite d’événements récents en Estonie, la revue Nature nous offre une analyse intéressante de la notion de Cyberguerre.

This is all part of a bigger picture in which Estonia and its neighbour Russia are locked in bitter dispute sparked by the Soviet legacy. But the situation could provoke a reappraisal of what cyber-warfare might mean for international relations.

In particular, could it ever constitute a genuine act of war? “Not a single NATO defence minister would define a cyber-attack as a clear military action at present,” says the Estonian defence minister Jaak Aaviksoo — but he seems to doubt whether things should remain that way, adding that “this matter needs to be resolved in the near future.”

Bien sûr, la notion de cyberterrosime est bien établi, mais il s’agit d’actions non-étatiques :

But most of the considerable attention given to cyber-attack by military and defence experts has so far focused on the threat posed by individual aggressors, from bored teenage hackers to politically motivated terrorists. This raises challenges of how to make the Web secure, but does not really pose new questions for international law.
The Estonia case may change that, even if (as it seems) there was no official Russian involvement. Military attacks often now focus on the use of armaments to disable communications infrastructure, and it is hard to see how cyber-attacks are any different.

Cela soulève également la question de la réponse « appropriée ». Une frappe militaire serait démesurée est probablement futile. Une stratégie cybermilitaire verra-t-elle le jour?

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Patriotisme

2007-05-18 à 11 h 16

Pour poursuivre dans la veine d’une analyse sans profondeur de la société québécois, je profite de cette fin de semaine de la Journée nationale des Patriotes pour saluer la mémoire des Patriotes, en particulier quatre chefs dont on n’entend rarement parler :

  • Wolfred Nelson, qui mena les patriotes de Saint-Denis à la victoire;
  • Robert Nelson, porte-parole pour le mouvement rebelle, arrêté après la bataille de Saint-Denis;
  • Edmund-Bailey O’Callaghan, éditeur du Montreal Vindicator, passé aux É.U. avec Papineau après qu’un mandat d’arrestation sut émis contre lui;
  • Thomas Storrow Brown, chef des Société des Fils de la Liberté et général lors de la Bataille de Saint-Charles.
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Vie et mort du tramway

2007-05-17 à 10 h 42

Comme ça, Montréal va renouer avec le tramway. Quatre circuits sont sur la planche à dessin : Vieux-Montréal, avenue du Parc, chemin de la Côte-des-Neiges et de la station de métro Mont-Royal au sommet du mont Royal.

La plupart des réactions à l’article du Devoir sont positives. Par exemple, Nicolas Vincent nous dit « La circulation sur Parc est hallucinante, et il semble clair qu’un moyen de transport alternatif tel que le tram, qui ne serait pas constamment bloqué dans le trafic comme la 80, pourrait faire une bonne différence. » Le tramway a quelque chose de romantique, voire de mystique; son attrait tient de la nostalgie autant que d’un souci environnemental.

Lors des dernières élections municipales, j’appuyais la proposition de tramway du parti Projet Montréal. Aujourd’hui, je ne suis plus si sûr. Ce qui me fait maintenant douter : Toronto. Ils ont des trams depuis longtemps et, aux dires d’amies et connaissances qui y vivent (ou y ont vécu), le tramway, c’est pas si merveilleux que ça. D’accord, ça réduit la pollution (comme le ferait par ailleurs une flotte d’autobus électriques), mais, pour avoir séjourné dans un appartement situé à l’intersection de deux circuits de tram, je peux vous dire que c’est bruyant. De plus, lorsqu’un tramway est en panne, c’est plutôt difficile de le déplacer; à part pour ces rues où le tramway a sa voie réservée, un tramway en panne nuit drôlement à la circulation. Ce qui, assez ironiquement, n’est pas nécessairement une mauvaise chose : peut-être que si la circulation empire, les gens seront plus pousser à délaisser leur voiture (on peut toujours rêver).

En fait, le tramway serait une bonne idée s’il avait toujours été là; si la ville s’était développée autour de lui. Dans l’état actuel des choses, je ne suis plus si sûr.

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Distinctement (2)

2007-05-17 à 9 h 21

Comme François disait ne pas attendre de réponses à ses questions, je me suis dit que j’y répondrais (question de faire dans la contradiction). J’allais le faire dans les commentaires, mais comme ça menaçait de traîner en longueur, j’ai décidé d’en faire un billet.

L’hérédité y est-elle pour quelque chose?
Je ne crois pas; j’ai plus l’impression qu’il s’agit de quelque chose de culturel. Par exemple, je me souviens avoir lu une lettre au Devoir d’un franco-ontarien qui lui non plus ne voyait aucune différence entre Québécois et Ontariens. Ce pourrait être une conjonction de deux éléments : la culture française d’une part, qui a tendance à ce placer à l’écart des autres cultures, et la situation de minorité d’autre part. C’est une façon de résister à « l’envahisseur » que de se définir en opposition à celui-ci. Mais la situation minoritaire n’explique pas tout, puisque, comme le faisait remarqué mon collègue étudiant, les autochtones (du Québec, du moins) n’ont pas ce réflexe. Ce pourquoi je crois que la culture française y est pour quelque chose.

Peut-on avoir un projet de société sans unité?
Ça dépend comment on définit « unité ». À sa plus simple acception, j’imagine qu’il faut qu’il y a une unité derrière le projet, c’est-à-dire qu’on s’entende, en tant que société, sur ce projet (qui ne peut qu’être général). Par contre, chacun y va de son point de vue, de ses valeurs, de sa motivation. Si je peux me permettre une métaphore, on peut voir la société comme un arbre, ses membres comme des branches : chacun fait son chemin, mais la direction générale (le projet) est la même (vers le haut).

Cela explique-t-il le déchirement au sein du PQ?
Le PQ a vu le jour sous l’égide d’un chef fort et charismatique et a continué sous lui pendant plus de 15 ans. Après le départ de Lévesque, il a périclité un peu, mais comme le Québec se trouvait de facto en situation de bipartisme, le vote se polarisait, aidant le PQ a survivre. Parizeau a également beaucoup fait pour tenir le parti. Bouchard avait la verve et le charisme pour mener le parti, mais étant conservateur, il a beaucoup nuit à l’aspect social-démocrate, entraînant l’aliénation d’une partie de l’électorat (et des membres). Tant qu’il ne semblait pas y avoir de solution de rechange viable, les sociaux-démocrates souverainistes continuaient à appuyer le parti. Aux dernières élections, ce n’était plus le cas (Québec Solidaire et Parti vert) et Boisclair n’avait pas la pogne pour garder ses troupes.

Je ne sais pas si cette identité oppositionnelle peut avoir joué un rôle. Peut-être que plusieurs partisans étaient péquistes par défaut, par opposition aux conservateurs (qu’ils soient du parti libéral ou adéquistes) qui sont identifiés aux valeurs canadiennes.

Sommes-nous gouvernables?
Oui, il s’agit de savoir comment. Comme l’expliquait si bien Niccolò, une fois qu’on connaît ce qui motive la population et comment elle perçoit les choses, il devient beaucoup plus simple de la manipuler.

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Distinctement

2007-05-16 à 12 h 04

Il y a quelques années (en fait, quelques lustres), un collègue étudiant, qui se penchait sur les langues autochtones québécoises, faisait remarquer que nous autres les Québécois avons tendance à nous définir de façon négative. Pas dans le sens que nous avions une image négative de nous-mêmes, mais que notre identité tend à se composer de pas : nous ne sommes pas des anglos, pas des Américains, pas des Canadiens, pas des Français, pas des autochtones. (Cela explique peut-être l’utilisation de « nous autres ».) Bien que je crois que nous ayons tout de même une identité « positive », il semble y avoir une certaine vérité dans cette affirmation.

Une de mes collègues de travail est arrivée récemment de Kitchener (Ontario); elle a beaucoup de difficulté à voir que les Québécois sont différents des Ontariens. Pour elle, nous sommes tous pareils : nous cherchons à être heureux, avoir une famille, une bonne job, etc. Elle était très surprise lorsque je lui ai raconté qu’Isabelle avait un eu plus gros choc culturel lors de son séjour en Saskatchewan, que lorsqu’elle est partie vivre au Cameroun. Elle est également surprise que plusieurs personnes ici puissent distinguer un anglophone (surtout ontarien) d’un francophone avant même qu’il ouvre la bouche. La compagnie pour laquelle je travaille appartient à une compagnie ontarienne; nous devons souvent leur expliquer que ce qui fonctionne là-bas (en particulier lorsqu’il est question de marketing) ne fonctionne pas nécessairement ici, comme n’importe quelle agence de publicité faisant affaire à la grandeur du pays vous le dira.

C’est alors que je m’en suis rendu compte : tout cela à rapport avec la façon dont nous construisons notre identité. Je pourrais me tromper, mais j’ai la nette impression que les Ontariens (et peut-être les autres Canadiens) ont tendance à voir les similarités d’abord et avant tout (du moins, pour ce qui est du Canada). Nous, par contre, avons tendance à focusser sur les différences; les similarités ne sont pas importantes : dans notre esprit, c’est ce qui nous différencie qui compte (du moins, ici encore, entre francophones et anglophones).

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Sangria

2007-05-10 à 20 h 19

Avec l’été qui semble revenir, je vous offre ma recette de Sangria.

Pour environ 2 litres :

1 bouteille de vin rouge (fruité, par ex., du Sangre de Torro)
1 orange
1 pomme
2 clémentines
1 mangue
2 onces de brandy
±1 tasse de jus d’orange
½ tasse sucre (ou ¼ tasse sirop d’érable)
Jus d’un citron

Pelez les fruits et coupez-les en petits cubes ou en tranches minces (enlevez les pépins). Laissez se réchauffer le jus d’orange, le sucre et les clémentines, jusqu’à ce que le sucre soit dissout. Ajoutez le reste. Laissez macérer une heure au réfrigérateur.
Avant de servir, ajoutez 10 cubes de glace et 2 tasses d’eau gazéifiée ou club soda.

[mise à jour, 11 mai]
Cette recette a été développé à mon ancien appartement, où nous avions fabriqué une soixantaines de bouteilles de notre propre vin, dans le but express de faire de la sangria. La recette était habituellement multipliée par 4 (amplement justifié par un belle été et une terrasse sans pareille).

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France v. U.S.

2007-05-7 à 10 h 41

À voir, ce succulent réquisitoire contre le Fance-bashing des politiciens américains, de la part de Bill Maher.

Via the observers hunch.