Foire aux idées
Une collections d’idées, farfelues ou non

 

Archives de 08/2006

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Résolution de problèmes

2006-08-25 à 14 h 09

Vous savez cette question qui n’est jamais posée dans les entrevues d’embauche : « Quelle est votre plus grande qualité/force? » J’ai tendance à répondre « la résolution créative de problèmes » (par exemple, j’ai déjà construit un arbre à parole pendu par les racines pour illustrer l’évolution des langues indo-européennes). Eh bien, je parlais hier avec une de mes amies qui s’est également découvert cette force et elle se demandait comment il se fait que si nous sommes si habiles à trouver des solutions créatives à divers problèmes, au travail et ailleurs, nous ne sommes pas foutu d’en trouver pour nos propres problèmes…

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Restriction mentale

2006-08-25 à 8 h 59

Il y a plusieurs années, un ami me demandait ce qui n’allait pas entre deux autres de nos amis, à quoi je répondis « Je pourrais pas dire. » Non pas que je ne savais pas, mais que de répondre à cette question aurait signifié trahir leur confiance. Bien sûr, cet ami a compris « Je ne sais pas », alors que, stricto sensu, je disais « Je ne pourrais pas dire sans trahir leur confiance. »

Avais-je menti? J’ai tronqué la vérité (en fait, mon affirmation), ce que les bonnes sœurs appelaient faire de la « restriction mentale ». Mais où se trouve le mensonge : chez celui qui parle ou celui qui écoute? (Selon Homer Simpson, ce serait les deux : It takes two to lie: one to speak and one to listen.).

D’un point de vue communicationnel, une affirmation fallacieuse comme celle ci-dessus, peut être vue comme un mensonge, puisque l’interprétation probable sera fausse, et ce, intentionnellement. Et le mensonge étant une communication, ne serait-ce pas ce point de vue qui prime?

En fait, on sait tous que l’idée de ces « demi-vérités » est de se donner bonne conscience en pouvant rétorquer que, selon l’interprétation qu’on donnait à notre affirmation, elle était vraie. Bien sûr, ceci signifie que notre interlocuteur n’est pas important dans la communication…

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Filtres

2006-08-21 à 14 h 55

Je viens de terminer The Curious Incident of the Dog in the Nighttime, roman dont le protagoniste-narrateur est un autiste (asperger, en fait) de 15 ans. Livre que je recommande d’ailleurs chaleureusement et qui est publié en français sous le titre Le bizarre incident du chien pendant la nuit. L’auteur y présente assez bien la situation de l’autiste (fonctionnel), en particulier en ce qui a trait à la surcharge d’information.

C’est un bon point de départ pour présenter les filtres. Non pas ceux collaboratifs, mais perceptuels, autant biologiques et psychologiques. Je fais une distinction entre les filtres que l’on pourrait dire « innés », dû à l’état de notre système nerveux, et ceux qu’on se construit au fur et à mesure de notre vie.

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Défi claque

2006-08-18 à 9 h 43

Quelquefois, le nom d’une recette s’impose avant même qu’elle soit créée. C’est, je crois, surtout le cas avec les desserts. Je me souviens du Tralala aux pommes, qui s’est avéré être une manière de crèpe.

Cette fois-ci, c’est la claque. Ne serait-ce pas là un nom parfait pour une pâtisserie? Comme ça, quand quelqu’un vous dit « Veux-tu une claque? » la réponse peut être « oui »…

Je lance donc le défi suivant : inventer (ou trouver) la recette de la claque (ça peut être une claque simple, une claque aux fraises, une claque renversée, une double claque, etc.).

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Périclitation

2006-08-18 à 9 h 39

Eh bien, il appert que ce blogue en pâtit quelque peu ces temps-ci : quatre billets ce dernier mois (avant celui-ci). Je ne peux même pas arguer que je suis en vacances. Ni que je délaisse la plume : la version anglaise compte trois fois plus de billets pour la même période (dont le tiers tiré du self-portrait challenge). Délaissé-je la langue française? Pas vraiment; je m’y consacre en autres lieux.

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Petite victoire II

2006-08-18 à 9 h 06

La bonne nouvelle de la journée (en fait, d’hier, mais je n’écouter pas les nouvelles le soir) : Bush s’est fait débouté en cour à propos de l’écoute téléphonique.

Un juge fédéral américain a estimé hier que le programme secret de surveillance intérieure mené par la NSA, l’Agence nationale de sécurité, était inconstitutionnel et a ordonné son arrêt immédiat. (Le Devoir)

Bien sûr, la Maison-Blanche interjette appel, bien sûr, ça va rien changer. Mais ça fait un petit doux.

Parlant surveillance, j’écoutais il y quelques semaines un petit reportage sur diverses techniques de surveillance par caméra. Celles-ci ne visaient pas comme tel la prévention du crime, mais plutôt la réponse rapide à des incidents divers. En effet, semblerait-il que la surveillance par caméra dans les endroits publics ne diminue pas la criminalité, elle ne fait qu’en changer la nature ou l’emplacement. Par exemple, le taux de criminalité, à Londres, n’a pas diminué de façon significative depuis l’installation du plus grand réseau de surveillance en occident.

C’est une de ces illusions persistantes concernant la criminalité; on prend pour acquis que ça va changer quelque chose, et on ne prend pas le temps de vérifier si c’est vrai. C’est comme pour la peine de mort : toutes les études montrent une augmentation des crimes violents après son introduction, contrairement à ce que croit 80 % de la population.

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Fin d’époque

2006-08-7 à 11 h 49

On le croyait éternellement ancré dans le paysage tant il ne pouvait échapper au regard. Visible du pont Champlain lorsqu’on arrivait à Montréal, le néon rouge « Farine Five Roses » qui surplombait l’autoroute Bonaventure s’est éteint il y a 15 jours… et probablement pour de bon.

La suite dans les pages du Devoir.

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Au-delà de la communication

2006-08-2 à 11 h 26

Invented Usage, dans un récent billet, remettait en question la maxime selon laquelle le but premier du langage est de communiquer :

i’d like to submit (usage liberal that i am) that language has more purposes than just communication. i even believe it goes beyond wallace’s observation that the diction/style/accent we use communicates something about us. language is used to confuse, to distract, to entertain, to kill time, to remember, to make art, to perform ceremonies, all of which could be considered communicative under my usually broad definition… but beyond even that, the ways people judge each other based on language use are PART OF LANGUAGE ITSELF. its purpose is also to divide, include, grade and judge. these functions determine who gets listened to, and in extreme cases, who gets listened to is a matter of life and death.

Je ne peux pas accepter cette idée que la discrimination, les préjugés et l’évaluation sont des fins du langage. Certes, on se sert de notre langage, et notre perception de celui des autres, pour ce faire, mais il serait faux d’en conclure qu’il s’agit d’un but du langage. Cela équivaut à dire que, comme je peux juger de l’habileté manuelle de quelqu’un d’après son maniement du marteau et d’après l’usure de celui-ci, qu’une des fins du marteau est de juger de l’habileté de l’utilisateur. De même, que je puisse me servir d’un marteau comme contrepoids, appuie-livre ou piédestal à schtroumpf ne signifie en rien que ces utilisations font partie des fins du marteau.

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