
qu’avec
2005-06-30 à 15 h 04
Lisant les chroniques linguistiques du bureau, je suis tombé sur un texte qui dit que « tomber amoureux » est un anglicisme. J’ai tout de suite pensé à cet autre anglicisme qu’on entend parfois : « la fille que je sors avec ».
La chose intéressante avec ces formes est que, bien qu’il ne soit pas nécessairement acceptable en français « normalisé », ce ne sont pas des anglicismes. Prenons le second exemple, c’est-à-dire, plus globalement, le fait de terminer la proposition avec une préposition. On retrouve cette forme dans plusieurs parlés de France, ainsi que chez Zola :
“Quand on savait s’y prendre, un logeur devenait une excellente affaire. Seulement, il ne fallait pas coucher avec.” (via Language Log)
En fait, cette soi-disant préposition fait office d’adverbe en cette position1, un phénomène qui n’est pas si surprenant lorsqu’on en sait un peu plus sur le rôle syntaxique de la proposition et de l’adverbe (n’ayez crainte, je ne m’enliserai pas dans les sables mouvants de l’explication linguistique).
Beaucoup de nos « bons parleurs » ont cette fâcheuse manie de considérer toute expression qu’ils n’aiment pas et dont on peut retrouver une traduction anglaise comme un anglicisme. Que diable, si vous voulez justifier l’acceptation ou non d’une forme, forcez-vous et faites un peu de recherche…
1. Marty Laforest, États d’âme, états de langue : essai sur le français parlé au Québec. Québec : Nuit blanche, 1997.
Lisant les chroniques linguistiques du bureau, je suis tombé sur un texte qui dit que « tomber amoureux » est un anglicisme. J’ai tout de suite pensé à cet autre anglicisme qu’on entend parfois : « la fille que je sors avec ».
La chose intéressante avec ces formes est que, bien qu’il ne soit pas nécessairement acceptable en français « normalisé », ce ne sont pas des anglicismes. Prenons le second exemple, c’est-à-dire, plus globalement, le fait de terminer la proposition avec une préposition. On retrouve cette forme dans plusieurs parlés de France, ainsi que chez Zola :
“Quand on savait s’y prendre, un logeur devenait une excellente affaire. Seulement, il ne fallait pas coucher avec.” (via Language Log)
En fait, cette soi-disant préposition fait office d’adverbe en cette position1, un phénomène qui n’est pas si surprenant lorsqu’on en sait un peu plus sur le rôle syntaxique de la proposition et de l’adverbe (n’ayez crainte, je ne m’enliserai pas dans les sables mouvants de l’explication linguistique).
Beaucoup de nos « bons parleurs » ont cette fâcheuse manie de considérer toute expression qu’ils n’aiment pas et dont on peut retrouver une traduction anglaise comme un anglicisme. Que diable, si vous voulez justifier l’acceptation ou non d’une forme, forcez-vous et faites un peu de recherche…
1. Marty Laforest, États d’âme, états de langue : essai sur le français parlé au Québec. Québec : Nuit blanche, 1997.


