
Ivresse verbale au volant
2005-03-18 à 11 h 33J’aurais bien aimé intituler ce billet « Pour en finir une fois pour tout avec le cellulaire au volant » mais ne nous faisons pas d’illusions, ce n’est pas demain la veille que ceci cessera. C’est un peu comme les gaz à effet de serre : il y aura toujours un fort lobby pour dire que ces études ne valent rien, et bien des gens pour s’en foutre. Et ce n’est pas le gouvernement conservateur du Québec (celui qui veut enlever le « no-fault », question de faire grimper les primes d’assurance) qui va agir. [Parlant gouvernement, j’ai l’autre jour eu l’occasion d’apercevoir, parmi les étudiants qui finissaient leur manifestation, ce slogan des plus comiques : « Le pouvoir au peuple ». Vraiment drôle. En fait, je devrais dire, vraiment naïf. Qui, cher auteur de ce brin de revendication (non pas que je suis contre les revendications des étudiants], croyez-vous a élu le gouvernement Charest? C’est ce qui arrive quand on vote, sans trop penser, pour un admirateur maintes fois avoué de Mike Harris.]
Une nouvelle étude démontre (encore) combien le téléphone cellulaire est dangereux au volant, même en main libre, comme le relate cet article du Feature :
Impairments of judgment, perception and reaction time caused by driving and dialing are approximately equal to the impairments caused by drinking the legal limit of alcohol, researchers say. The problem seems to lie not in user interface design but in limitations of human perception and cognition: we can only multitask to a certain degree while hurtling down the highway before we make a bloody mess.
On peut consulter l’article sur le site du centre de recherche


Je trouve que le pire du pire, c’est le chauffeur de taxi qui conduit d’une main, le cellulaire dans l’autre, avachi contre la fenêtre, et qui traverse la ville en réglant ses problèmes de couple au téléphone.
Des fois c’est pas dangeureux parler au téléphone en conduisant… mais des fois c’est dangeureux… c’est juste qu’il y a pas d’avertissement, n’est-ce pas ?… ça vaut pas la peine de risquer une vie pour ça. Qu’est-ce qu’on attend au juste pour l’interdire?
Puisque le gouvernement ne semble pas déterminé à agir en ce sens, je crois qu’il serait peut-être bien que les compagnies d’assurance ce mettent de la partie. Je sais que les clauses des contrats d’assurance automobile sont fortement régies par les gouvernements (aussi bien fédéral que provinciaux), mais il y aurait sûrement moyen de faire quelque chose pour décourager (financièrement) l’utilisation du cellulaire en conduisant.