Foire aux idées
Une collections d’idées, farfelues ou non

 

Archives de 01/2005

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What sort of blog?

2005-01-30 à 23 h 01

What sort of diary should I like for mine to be? Something loose-knit, and yet not slovenly, so elastic that it will embrace anything — solemn, slight or beautiful — that comes into my mind. I should like it to resemble some deep, old desk, a capacious hold-all in which one flings a mass of odds and ends without looking them through. I should like to come back in a year or two, and find that the collection had sorted itself and refined itself and coalsced — as such deposite so mysteriously do — into a mold, transparent enogh to reflect the light of our life, and yet, steadym tranquil, compounds with the aloofness of a work of art.

- Virginia Woolf

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huh, despair

2005-01-28 à 10 h 21

This company really knows how things work. They’re not in the loop, they are the loop! These e-movers know how to drive forward mission-critical communications:

Appearance is everything to us, because we’ll get more of your money by looking cool than we will by doing quality work.

If things are going too good for you, I invite you to visit Despair, Inc.:

It began with one man’s dream. A dream of the perfectly-realized American company.

A company that would create dissatisfied customers in the process of exploiting demoralized employees while selling overpriced and ineffective products to remediate the problems caused by the very process itself.

A company that would become the bold embodiment of every shortcoming rife within corporate America. A business dictatorship with draconian tendencies. A company grossly obsessed with margins. A peddler of absurdly embellished corporate publicity.

more…

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Linguist’s Search Engine,

2005-01-27 à 12 h 29

Ce petit article (in Economist.com) sur l’utilisation du Web comme corpus linguistique a attiré mon attention sur le Linguist’s Search Engine, décrit ainsi:

The World Wide Web can be viewed as a naturally occurring resource that embodies the rich and dynamic nature of language, a data repository of unparalleled size and diversity. However, current Web search methods are oriented more toward shallow information retrieval techniques than toward the more sophisticated needs of linguists. Using the Web in linguistic research is not easy.

It will, however, be getting easier. This report introduces the Linguist’s Search Engine, a new linguist-friendly tool that makes it possible to retrieve naturally occurring sentences from the World Wide Web on the basis of lexical content and syntactic structure. Its aim is to help linguists of all stripes in conducting more thoroughly empirical exploration of evidence, with particular attention to variability and the role of context.

Bien sûr, ce ne fonctionne présentement que pour l’anglais.

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Intraduisible

2005-01-26 à 16 h 31

Livre amusant de Christopher J. Moore, portant sur les mots les plus difficiles à traduire en anglais, tel que Ilunga, de la langue tchiluba (parlée dans le sud-est de la république démocratique du Congo) et qui désigne Une personne prète à pardonner un affront la première fois, à la tolérer une deuxième fois, mais jamais une troisième.

Voir aussi cette discussion du sujet par un groupe de traducteurs.

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Parasitage

2005-01-25 à 12 h 00

Discussion intéressante (incluant certains liens pour aider ceux d’entre nous qui ne comprennent pas tous les détails de la question) sur le “No follow”, méthode discutable pour essayer d’enrayer le “comment spamming” (ou commentaires parasites) dont sont victimes plusieurs cybercarnetier.

Parlant de spamming, je ne sais pas s’il s’agit d’un effet secondaire des commentaires parasites, mais je découvre de plus en plus de liens publicitaires dans un endroit inusité : les statistiques de fréquentation de mon site, plus précisément dans l’origine des visites. Ça commence à être fatiguant.

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Malinfo

2005-01-11 à 12 h 03

Deux articles à lire, dans Le Devoir d’hier.

Après la malbouffe, la «mal info»?

On connaissait la malbouffe. Est-il possible de souffrir de «mal info»? En tout cas, le mot est lancé, sous la plume d’un organisme français qui a étudié en profondeur les nouveaux modes de consommation de l’information.

Un autre sur une entrevue qu’à donnée Bill Gates:

Dans cette entrevue que nous vous incitons à lire et à conserver précieusement, même si elle est en anglais, Bill Gates s’en est pris encore une fois aux tenants du logiciel libre ainsi qu’aux visionnaires qui prônent pour un renouveau des concepts de propriété intellectuelle. Certaines de ses déclarations sont tellement énormes que plusieurs, comme le réputé journaliste américain Dan Gillmor, n’hésitent pas à affirmer qu’elles sont une insulte à l’intelligence. Pour notre part, disons-le tout simplement, c’est de la foutaise!

La suite…

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Conscience

2005-01-10 à 15 h 13

Rapide et brouillon retour sur la première réponse à la question Edge 2005, celle de Ian McEwan, écrivain.

What I believe but cannot prove is that no part of my consciousness will survive my death. I exclude the fact that I will linger, fadingly, in the thoughts of others

Le choix des mots est ici intéressant : « It will linger » et non « vivre » ou « survivre »; aussi, « in the thoughts of others », non pas leur conscience. Le fait est que certains aspects de nous continuent dans l’esprit, la conscience de ceux que nous avons touchés, du seul fait que nous avons affecté cette conscience. Ce qui, bien sûr, ne signifie pas que notre conscience continue à exister en eux. Mais cela soulève la question de la nature de notre conscience et de sa portée. Notre corps vivant peut être vu comme le support de notre conscience, mais n’est pas nécessairement la limite de celle-ci. Et si elle ne s’y limite pas, il est naturel de considérer qu’elle puisse se mêler, d’une façon ou d’une autre, une fois libre de notre corps ou avant ce moment, à celle des autres. [Il y a long à dire à ce sujet, que j’aimerai développer plus longuement à un autre moment.]

or that aspects of my consciousness will survive in writing, or in the positioning of a planted tree or a dent in my old car.

Cela nous amène à la dualité réalité/information que je ne me sens pas habilité à discuter.

However, it divides the world crucially, and much damage has been done to thought as well as to persons, by those who are certain that there is a life, a better, more important life, elsewhere. That this span is brief, that consciousness is an accidental gift of blind processes, makes our existence all the more precious and our responsibilities for it all the more profound.

La croyance qu’il y a une vie au-delà des limites de notre corps « physique »1 ne signifie pas qu’on considère que cette vie est plus importante ou meilleure que celle que nous connaissons. Elle est autre. Et ça ne rend pas notre vie ici moins valable, moins précieuse, car celle-ci reste brève, sous cette forme. Et notre responsabilité est d’autant plus profonde que ce n’est pas un « hit-and-run »…

Mais, bon, voilà une chose à laquelle je crois, sans pouvoir le prouver.

1 Après tout, que savons-nous réellement des limites physiques de notre corps, compte tenu de notre compréhension limitée de l’univers physique?

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Croyances et preuves

2005-01-10 à 13 h 18

“What do you believe is true even though you cannot prove it?”

Great minds can sometimes guess the truth before they have either the evidence or arguments for it (Diderot called it having the « esprit de divination »). What do you believe is true even though you cannot prove it?

Lisez les réponses, souvent très intéressantes, de 120 personnalités à la question 2005 de Edge.

Je reviendrai surement sur certaines d’entre elles…